PARTICIPATION DE LA CÔTE D'IVOIRE AU SALON DU LIVRE DE PARIS: CE QU'IL FAUT RETENIR

 

INTRODUCTION

Du 16 au 19 mars a eu lieu à Paris le salon du livre de Paris dénommé « PARIS LIVRE 2018 ». L’État de Côte d’Ivoire a décidé, comme il le fait depuis quelques années, qu’une délégation ivoirienne y soit.

La cérémonie a été ouverte au Pavillon des lettres d’Afrique par le Ministre de la Culture du Sénégal, M. Abou Latif Coulibaly et close par le Ministre de la Culture et de la Francophonie de Côte d’Ivoire, M. Maurice Bandaman.

Pour l’année 2018, le Pavillon des Lettres d’Afrique avait l’Afrique du Sud comme « pays invité d’honneur ». Le pays de Mandela était représenté par une belle délégation conduite par son Ministre de la Culture, M. Nathi Mithethwa.

I.                  LA DELEGATION IVOIRIENNE

Dans la délégation ivoirienne conduite par le Ministre de la Culture et de la Francophonie, figuraient  quatre écrivains  pris totalement en charge par la tutelle :

-         Macaire ETTY, Président de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire

-         Michelle Lora, Prix de la littérature pour enfant 2017

-         Marina Niva, Prix Bernard Dadié du Jeune écrivain

-         Essie Kely, Prix Horizon Jeune décerné par Akwaba Culture

D’autres écrivains et des professionnels du livre étaient également présents au Pavillon des lettres d’Afrique : Venance Konan, Gina Dick, Mme Amoikon, Mme Isabelle Kassi Fofana, Alex Kipré.

La délégation ivoirienne a reçu la visite très remarquée des écrivains ivoiriens (Ex : Inza Bamba) et ceux de la diaspora (Giovanni Meledje, Mamie Koko, Rygoh Philippe, Kipré Peckisblackman, Gningniri Inguio )  

II.               LE PAVILLON DES LETTRES D’AFRIQUE

Le pavillon des lettres d’Afrique abritait les écrivains de plusieurs pays dont la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Sénégal, le Bénin, le Togo, la Guinée etc. Les livres de ces pays étaient exposés, côte à côte, sur des tables rectangulaires, avec une inscription du nom du pays pour guider le lecteur.

Au Pavillon des Lettres d’Afrique, la Côte d’Ivoire a enregistré, en plus, l’exposition indépendante des livres des éditeurs nationaux notamment Les Éditions Eburnie et Frat Mat éditions.

Les livres ivoiriens exposés n’étaient pas seulement ceux des écrivains membres de la délégation ivoirienne. On pouvait noter les échantillons des livres de presque tous les éditeurs ivoiriens : Les éditions éburnie, frat Mat éditions, Les éditions Valesse, L’harmattaan CI, Nei-Ceda, Sud éditions, Les éditions Matrice etc.

III.            LES DEDICACES

Des écrivains ivoiriens ont eu à faire des dédicaces au Pavillon des lettres d’Afrique. Ce sont notamment Macaire ETTY, Venance Konan, Serge Bilé, Véronique Tadjo, Gina Dick, Michelle Lora, Essie Kelly et  Marina Niva…

IV.            LES DEBATS ET PANELS

Le pavillon des lettres d’Afrique était l’un des espaces qui ont abrité le plus grand nombre de débats et de panels sur divers thèmes en rapport avec la littérature africaine, sa réception, ses écrivains, ses thèmes, sa distribution, ses spécificités. De grands écrivains africains ont eu à participer à ces échanges tout le long du Salon.

Ont participé aux débats et panels des écrivains ivoiriens dont Tanella Boni, Maurice Bandaman, Macaire Etty, Essie Kelly et Marina Niva et l’éditrice Isabelle Kassi Fofana.

Le débat qui a consacré la clôture du salon au Pavillon des lettres d’Afrique – debat qui a volé la vedette à tous les autres - avait pour invités le Ministre Bandaman et l’ambassadeur du Gabon à Paris.

Le Président Macaire Etty a, en outre, animé un panel portant sur les jeunes écrivains d’Afrique et leur place dans la politique du livre.

Les écrivains et éditeurs ivoiriens ont eu à donner des interviews suite à des sollicitations de TV5, RTS, RTI, la télé et la radio nationales de la Guinée.

V.               PRIX LITTERAIRES

Le Grand Prix Littéraire d’Afrique 2017 attendu n’a pas été attribué au Salon de Paris. Cependant, le Prix de la presse panafricaine, pour sa première édition, a été décerné à Venance Konan avec son livre au titre parlant :  Si le Noir n’est pas capable de se tenir debout, laissez-le tomber. Tout ce que je vous demande c’est de ne pas l’empêcher de se tenir debout.

 

CONCLUSION

Le Salon du Livre de Paris a été une expérience enrichissante. Les écrivains africains ont pu constater l’engouement des Français pour le livre. Ils ont été impressionnés par l’extraordinaire déferlement humain et la parfaite organisation de cette messe littéraire. 

Les écrivains africains, inévitablement, étaient partagés entre deux sentiments : la satisfaction d’avoir participé à un rendez-vous gigantesque consacré à la pensée et à la création littéraire et la frustration de se rendre compte que l’Afrique a encore du chemin à faire par rapport à la place accordée au livre dans nos pays.

La Côte d’Ivoire est le chef de file du Pavillon des lettres d’Afriques. Ce statut est à l’honneur de notre pays et participe à renforcer son rayonnement et le respect que les autres pays africains lui doivent.

Une question lancinante brûlait les lèvres : Et si les gouvernants africains se donnaient la main pour organiser le plus grand salon du livre d’Afrique en Afrique, dans un pays africain (ou de façon tournante comme la CAN), pour les écrivains africains et pour le lectorat africain?

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Macaire ETTY

Président de l’AECI